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La parure et autres contes parisiens (French Edition)pdf/doc/txt格式电子书下载

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La parure et autres contes parisiens (French Edition)pdf/doc/txt格式电子书下载

书名:La parure et autres contes parisiens (French Edition)pdf/doc/txt格式电子书下载

推荐语:

作者:GuydeMaupassant著

出版社:五洲传播出版社

出版时间:2018-05-29

书籍编号:30519557

ISBN:

正文语种:中文

字数:290940

版次:

所属分类:外语学习-英语读物

全书内容:

Information des droits d\'auteur


Nom du livre:La parure et autres contes parisiens


Auteur:Guy de Maupassant




Le copyright de ce livre est réservéà China International Press. Il est interdit de traduire, reproduire, copier ou extraire les textes ou tableaux du livre sans autorisation écrite.




Date de dernière modification:2016-12-01




Maison d\'édition: China International Press


Página Web:www.thatsbooks.com

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«Coco, coco, coco frais  ! »

 

  

 

  

 

  J\'avais entendu raconter la mort de mon oncle Ollivier.

 

  Je savais qu\'au moment où il allait expirer doucement, tranquillement, dans l\'ombre de sa grande chambre dont on avait fermé les volets à cause d\'un terrible soleil de juillet, au milieu du silence étouffant de cette brûlante après-midi d\'été, on entendit dans la rue une petite sonnette argentine. Puis, une voix claire traversa l\'alourdissante chaleur : «Coco frais, rafraîchissez-vous Mesdames, coco, coco, qui veut du coco  ? » Mon oncle fit un mouvement, quelque chose comme l\'effleurement d\'un sourire remua sa lèvre, une gaieté dernière brilla dans son oeil qui, bientôt après, s\'éteignit pour toujours.

 

  J\'assistais à l\'ouverture du testament. Mon cousin Jacques héritait naturellement des biens de son père; au mien, comme souvenir, étaient légués quelques meubles. La dernière clause me concernait. La voici : «A mon neveu Pierre, je laisse un manuscrit de quelques feuillets qu\'on trouvera dans le tiroir gauche de mon secrétaire; plus 500 francs pour acheter un fusil de chasse, et 100 francs qu\'il voudra bien remettre de ma part au premier marchand de coco qu\'il rencontrera  !...» Ce fut une stupéfaction générale. Le manuscrit qui me fut remis m\'expliqua ce legs surprenant. Je le copie textuellement : «L\'homme a toujours vécu sous le joug des superstitions. On croyait autrefois qu\'une étoile s\'allumait en même temps que naissait un enfant; qu\'elle suivait les vicissitudes de sa vie, marquant les bonheurs par son éclat, les misères par son obscurcissement. On croit à l\'influence des comètes, des années bissextiles, des vendredis, du nombre treize. On s\'imagine que certaines gens jettent des sorts, le mauvais oeil. On dit : »Sa rencontre m\'a toujours porté malheur.\" Tout cela est vrai. J\'y crois. - Je m\'explique : Je ne crois pas à l\'influence occulte des choses ou des êtres; mais je crois au hasard bien ordonné. Il est certain que le hasard a fait s\'accomplir des événements importants pendant que des comètes visitaient notre ciel; qu\'il en a placé dans les années bissextiles; que certains malheurs remarqués sont tombés le vendredi, ou bien ont coïncidé avec le nombre treize; que la vue de certaines personnes a concordé avec le retour de certains faits, etc. De là naissent les superstitions. Elles se forment d\'une observation incomplète, superficielle, qui voit la cause dans la coïncidence et ne cherche pas au delà.

 

  \"Or, mon étoile à moi, ma comète, mon vendredi, mon nombre treize, mon jeteur de sorts, c\'est bien certainement un marchand de coco.

 

  \"Le jour de ma naissance, m\'a-t-on dit, il y en eut un qui cria toute la journée sous nos fenêtres.

 

  \"A huit ans, comme j\'allais me promener avec ma bonne aux Champs-Elysées, et que nous traversions la grande avenue, un de ces industriels agita soudain sa sonnette derrière mon dos. Ma bonne regardait au loin un régiment qui passait; je me retournai pour voir le marchand de coco. Une voiture à deux chevaux, luisante et rapide comme un éclair, arrivait sur nous. Le cocher cria. Ma bonne n\'entendit pas; moi non plus. Je me sentis renversé, roulé, meurtri... et je me trouvai, je ne sais comment, dans les bras du marchand de coco qui, pour me réconforter, me mit la bouche sous un de ses robinets, l\'ouvrit et m\'aspergea... ce qui me remit tout à fait.

 

  \"Ma bonne eut le nez cassé. Et si elle continua à regarder les régiments, les régiments ne la regardèrent plus.

 

  «A seize ans, je venais d\'acheter mon premier fusil, et, la veille de l\'ouverture de la chasse, je me dirigeais vers le bureau de la diligence, en donnant le bras à ma vieille mère qui allait fort lentement à cause de ses rhumatismes. Tout à coup, derrière nous, j\'entendis crier : »Coco, coco, coco frais  ! « La voix se rapprocha, nous suivit, nous poursuivit. Il me semblait qu\'elle s\'adressait à moi, que c\'était une personnalité, une insulte. Je crois qu\'on me regardait en riant : et l\'homme criait toujours : »Coco frais  ! \" comme s\'il se fût moqué de mon fusil brillant, de ma carnassière neuve, de mon costume de chasse tout frais en velours marron.

 

  \"Dans la voiture je l\'entendais encore.

 

  \"Le lendemain, je n\'abattis aucun gibier, mais je tuai un chien courant que je pris pour un lièvre; une jeune poule que je pris pour une perdrix. Un petit oiseau se posa sur une haie; je tirai, il s\'envola; mais un beuglement terrible me cloua sur place. Il dura jusqu\'à la nuit... Hélas  ! mon père dut payer la vache d\'un pauvre fermier.

 

  «A vingt-cinq ans, je vis, un matin, un vieux marchand de coco, très ridé, très courbé, qui marchait à peine, appuyé sur son bâton et comme écrasé par sa fontaine. Il me parut être une sorte de divinité, comme le patriarche, l\'ancêtre, le grand chef de tous les marchands de coco du monde. Je bus un verre de coco et je le payai vingt sous. Une voix profonde qui semblait plutôt sortir de la boîte en fer-blanc que de l\'homme qui la portait gémit : »Cela vous portera bonheur, mon cher monsieur.« »Ce jour-là je fis la connaissance de ma femme qui me rendit toujours heureux.

 

  \"Enfin, voici comment un marchand de coco m\'empêcha d\'être préfet.

 

  \"Une révolution venait d\'avoir lieu. Je fus pris du besoin de devenir un homme public. J\'étais riche, estimé, je connaissais un ministre; je demandai une audience en indiquant le but de ma visite. Elle me fut accordée de la façon la plus aimable.

 

  «Au jour dit (c\'était en été, il faisait une chaleur terrible), je mis un pantalon clair, des gants clairs, des bottines de drap clair aux bouts de cuir verni. Les rues étaient brûlantes. On enfonçait dans les trottoirs qui fondaient; et de gros tonneaux d\'arrosage faisaient un cloaque des chaussées. De place en place des balayeurs faisaient un tas de cette boue chaude et pour ainsi dire factice, et la poussaient dans les égouts. Je ne pensais qu\'à mon audience et j\'allais vite quand je rencontrai un de ces flots vaseux; je pris mon élan, une... deux... Un cri aigu, terrible, me perça les oreilles : »Coco, coco, coco, qui veut du coco  ? « Je fis un mouvement involontaire des gens surpris; je glissai... Ce fut une chose lamentable, atroce... J\'étais assis dans cette fange... mon pantalon était devenu foncé, ma chemise blanche tachetée de boue; mon chapeau nageait à côté de moi. La voix furieuse, enrouée à force de crier, hurlait toujours : »Coco, coco  ! \" Et devant moi, vingt personnes que secouait un rire formidable, faisaient d\'horribles grimaces en me regardant.

 

  «Je rentrai chez moi en courant. Je me changeai. L\'heure de l\'audience était passée.»

 

  Le manuscrit se terminait ainsi :

 

  «Fais-toi l\'ami d\'un marchand de coco, mon petit Pierre. Quant à moi, je m\'en irai content de ce monde, si j\'en entends crier un, au moment de mourir.» Le lendemain, je rencontrai aux Champs-Elysées un vieux, très vieux porteur de fontaine qui paraissait fort misérable. Je lui donnai le billet de cent francs de mon oncle. Il tressaillit stupéfait, puis me dit : «Grand merci, mon petit homme, cela vous portera bonheur.»

 


 

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«Les dimanches d\'un bourgeois de Paris»

 

  

 

  I Préparatifs de voyage

 

  Monsieur Patissot, né à Paris, après avoir fait, comme beaucoup d\'autres, de mauvaises études au collège Henri IV, était entré dans un ministère par la protection d\'une de ses tantes, qui tenait un débit de tabac où s\'approvisionnait un chef de division.

 

  Il avança très lentement et serait peut-être mort commis de quatrième classe, sans le paterne hasard qui dirige parfois nos destinées.

 

  Il a aujourd\'hui cinquante et deux ans, et c\'est à cet âge seulement qu\'il commence à parcourir, en touriste, toute cette partie de la France qui s\'étend entre les fortifications et la province.

 

  L\'histoire de son avancement peut être utile à beaucoup d\'employés, comme le récit de ses promenades servira sans doute à beaucoup de Parisiens qui les prendront pour itinéraires de leurs propres excursions, et sauront, par son exemple, éviter certaines mésaventures qui lui sont advenues.

 

  M. Patissot, en 1854, ne touchait encore que 1 800 francs. Par un effet singulier de sa nature, il déplaisait à tous ses chefs, qui le laissaient languir dans l\'attente éternelle et désespérée de l\'augmentation, cet idéal de l\'employé.

 

  Il travaillait pourtant; mais il ne savait pas le faire valoir : et puis il était trop fier, disait-il. Et puis sa fierté consistait à ne jamais saluer ses supérieurs d\'une façon vile et obséquieuse, comme le faisaient, à son avis, certains de ses collègues qu\'il ne voulait pas nommer. Il ajoutait encore que sa franchise gênait bien des gens, car il s\'élevait, comme tous les autres d\'ailleurs, contre les passe-droits, les injustices, les tours de faveur donnés à des inconnus, étrangers à la bureaucratie. Mais sa voix indignée ne passait jamais la porte de la case où il besognait, selon son mot : «Je besogne... dans les deux sens, Monsieur.» Comme employé d\'abord, comme Français ensuite, comme homme d\'ordre enfin, il se ralliait, par principe, à tout gouvernement établi, étant fanatique du pouvoir... autre que celui des chefs.

 

  Chaque fois qu\'il en trouvait l\'occasion, il se postait sur le passage de l\'Empereur afin d\'avoir l\'honneur de se découvrir : et il s\'en allait tout orgueilleux d\'avoir salué le chef de l\'Etat.

 

  A force de contempler le souverain, il fit comme beaucoup : il l\'imita dans la coupe de sa barbe, l\'arrangement de ses cheveux, la forme de sa redingote, sa démarche, son geste - combien d\'hommes, dans chaque pays, semblent des portraits du Prince  ! - Il avait peut-être une vague ressemblance avec Napoléon III, mais ses cheveux étaient noirs - il les teignit. Alors l

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